SwissCube, le premier satellite étudiant entièrement construit en Suisse, sera lancé le 23 septembre 2009 depuis le pas de tir de Satish Dhawan en Inde. Ce projet, fruit d'une collaboration fructueuse entre l'EPFL et plusieurs partenaires académiques et industriels suisses, a permis à plusieurs centaines d'étudiants de s'immiscer dans le milieu fascinant du spatial. Bien que modeste en taille, le satellite est un cube de 10cm de coté et pèse moins d'un kilo, SwissCube est une merveille de miniaturisation et contient pratiquement tous les sous-systèmes de gros satellites. Le but principal du projet est de démontrer aux étudiants comment un projet d'ingénierie très complexe peut être réalisé. De plus, du point de vue scientifique, le satellite emportera en son flanc un petit télescope qui servira à mieux observer une couche luminescente à très haute altitude provenant de la recombinaison d'atomes d'oxygène, phénomène reporté à maintes fois par les astronautes de la Navette américaine. Un troisième objectif sera de tester, grâce à ce télescope, une nouvelle technologie pour construire de très petits capteurs servant à détecter automatiquement la Terre pour mieux s'orienter.

Le projet a été lancé en 2005 par le Space Center et le Laboratoire des microsystèmes pour les technologies spatiales de l'EPFL. Très vite, une collaboration intense s'est établie avec de nombreux partenaires académiques dont la HES-SO (Yverdon, Sion, Fribourg, Le Locle/St-Imier), l'université de Neuchâtel, et la Haute Ecole Spécialisée du Nord-Ouest Suisse à Brugg. Au total, plus de 180 étudiants ont travaillé sur les différentes phases du projet allant de la conception, le design, la fabrication, jusqu'aux tests thermiques et sous vide du satellite. Afin de bénéficier de l'expertise spatiale suisse, un partenariat privilégié s'est développé avec les entreprises RUAG Aerospace, Oerlikon Space et le CSEM sous l'œil fédérateur du Bureau des affaires spatiales de la confédération à Berne. Le projet a aussi bénéficié de nombreux sponsors dont la Loterie romande, l'industriel Bobst, la ville du Locle, et la compagnie européenne EADS. Pour communiquer avec la Terre, le satellite utilisera les fréquences des radioamateurs, communauté qui a aussi largement contribué au succès du projet.